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La Terre sous surveillance

Première partie

 

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Personne n’ignore que des satellites surveillent la Terre en permanence pour la prévision météorologique ou que certains autres prennent régulièrement des photos que l’on retrouve sur les cartes d’Internet. Nous savons aussi qu’il y a des satellites espions, mais sait-on à quel point la Terre est surveillée depuis l’espace?
Les Pages de l’été vont vous donner quelques pistes sur ces satellites qui « observent » la Terre en vous invitant à les approfondir sur Internet. Nous commencerons par les satellites qui suivent le Climat et tous les facteurs qui y contribuent. Puis, ceux qui prennent des images de la Terre pour toutes les exploitations qu’elles permettent. Et enfin par ceux, mal connus, qui détectent les activités humaines par leur rayonnement électromagnétique.

 

 

Les satellites météorologiques

Avec Tiros 1 en 1960, puis avec la famille Nimbus la NASA va bouleverser l’étude et la prévision météorologiques en englobant la Terre au lieu de se limiter à une région. L’effet est immédiat sur l’alerte annonçant les grands phénomènes comme les cyclones et des milliers de vies humaines sont épargnées. Depuis, on n’a pas cessé d’améliorer les outils de la prévision que sont les données satellites, la puissance des calculateurs et la pertinence des modèles mathématiques. Les principaux satellites météorologiques sont géostationnaires (36.000km) comme les GOES (USA) ou la lignée Météosat, issue d’une étude CNES de 1975 et reprise par l’ESA et l’organisation météorologique européenne. Ces satellites dont une dizaine a déjà été lancée, prennent des photos de l’atmosphère dans le visible et dans l’infra-rouge. On prend aujourd’hui une photo toutes les 15 minutes et la 3éme génération MTS prendra pratiquement des photos en continu. Des satellites héliosynchrones (800km) complètent le dispositif notamment pour les pôles, tels que les MetOp de l’ESA et les Tiros-N de la NOAA. Une douzaine de satellites sont en service autour de l’Equateur et les mesures radiométriques sont de plus en plus détaillées et précises.

 

 

Les sentinelles de l’environnement

Beaucoup d’autres satellites apportent leur aide à une meilleure connaissance du climat et au suivi de l’évolution de l’environnement terrestre. Les plus importants sont les satellites océanographiques. Ils relèvent la topographie des océans, mesurent les vents, suivent les icebergs, etc…Ils portent de nombreux instruments : altimètre radar, diffusiomètre, sondeurs micro-ondes,… Ils ont pour nom ERS, Topex, QuikSCAT et ENVISAT et l’Europe est très active dans ce domaine. Une autre voie importante concerne les séismes et éruptions volcaniques que l’on souhaiterait détecter avec assez d’avance par des indices observés par satellite. Des satellites comme Demeter sont consacrés à la recherche dans cette voie. Enfin, les autres satellites sont aussi de bons auxiliaires de la météorologie qui n’est pas insensible à des facteurs extérieurs. Il faut citer ceux qui suivent les éruptions solaires ou l’évolution de l’atmosphère, ceux qui mesurent la fonte des calottes glaciaires ou la déforestation. Et bien sûr, ceux qui transportent toutes ces informations.

 

 

Conclusion

Les études progressent et la prévision météorologique s’améliore. Mais, comme dans de nombreux cas, la Recherche montre que les paramètres qui conditionnent le climat sont plus nombreux que les données habituelles de la thermodynamique et que les modèles ne cessent de se compliquer.

Comme nous le constatons tous, les caprices de l’atmosphère sont loin d’être maîtriséset les vicissitudes de la pluie et du beau temps alimenteront encore longtemps nos conversations ! !

 

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Textes : Jack Muller

crédits image: http://hubblesite.org/gallery http://www.esa.int/