- Parlons Espace -

 

 

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LA NOUVELLE DE L’ESPACE

L’espace, par la recherche et par les applications qu’on y place devient un élément incontournable de la vie de notre société. Notre but est d’aider et d’encourager le plus grand nombre à s’approprier ce secteur scientifique et technique pour en comprendre l’importance et en soutenir le développement.
Avec les concours de Nouvelles et de Peintures, qui obligent les auteurs et les artistes à s’informer sur l’espace et à découvrir un domaine qui le plus souvent leur est étranger, l’Association veut montrer que comme la mer ou le ciel, l’espace est aussi une source d’aventure, de rêve et de poésie pour tous.
C’est la raison pour laquelle les thèmes proposés dans le concours sont précis et très ciblés spatiaux.

 

La nouvelle et ses caractéristiques

La nouvelle, court récit ayant le plus souvent une fin surprenante, est ancienne et peut être trouvée dans toutes les littératures. La liste des auteurs comme Maupassant, Edgar Poe, Tchekhov… est longue et le nombre de pages qu’ils y consacrent est variable. La forme qui nous intéresse et qui est retenue par la plupart des concours littéraires actuels est ce que les Anglo-saxons appellent Short story et qui compte quelques milliers de mots. (autour de 10 à 15.000 caractères).

Certaines normes se sont imposées pour ces Nouvelles de concours et nous pouvons en rappeler les principales caractéristiques :

• La nouvelle littéraire est un récit imaginé et vraisemblable, réduit à un seul évènement dont la fin est imprévisible et surprenante : elle est brève, centrée sur l’intrigue ou l’atmosphère et sans digressions inutiles au récit. Elle est vraisemblable dans tous ses aspects (personnages, temps, lieux et niveaux de langage), ce qui la distingue du conte.
•Après description de la situation initiale où l’auteur situe les lieux et décrit les personnages en se limitant aux détails qui sont utiles pour mieux comprendre la fin, un évènement perturbateur vient bouleverser la vie et le cours normal des choses.
Les réactions sont des actes clairs et précis qui répondent à la perturbation causée par l’évènement.
•La nouvelle se termine d’ordinaire par le dénouement : c'est la dernière action de l'histoire, c’est une chute qui conclut, et qui est souvent inattendue mais vraisemblable. On peut, éventuellement compléter par quelques mots sur le nouvel état des personnages et des lieux quand tout est terminé ou laisser au lecteur le soin d’imaginer la fin.
• Une nouvelle se lit d’une traite. L’intérêt du lecteur doit être soutenu par l’intrigue qui se dessine mais aussi par la qualité de l’écriture. La rédaction doit être d’autant plus soignée que la nouvelle est brève.

 

Nos critères d’appréciation

Si l’impression laissée par une première lecture est importante, elle ne suffit pas pour établir une fiche d’appréciation sur une nouvelle et pour la comparer aux autres textes du concours. Il est donc demandé aux lecteurs-appréciateurs leur avis sur une liste de critères qui contribuent à la réussite d’une nouvelle.
Ce sont notamment, en plus de la fluidité de la narration et de la qualité de la langue, les points suivants :

Titre :

Il doit plaire et attirer l’attention sans révéler la conclusion. 

Accroche :

Comme le terme l’indique, c’est un début qui doit retenir le lecteur. La forme peut être variée mais la rédaction doit être particulièrement soignée. A relire plusieurs fois !

Intrigue :

C’est la cohérence et l’intérêt du récit. On recommande souvent de faire, avant de se lancer dans le récit, une ébauche, un draft personnel, qui résume les grandes lignes de l’histoire et qui vous montre si elle « tient la route ».

Décor :

Juste ce qu’il faut pour soutenir l’intrigue, mais précis et détaillé si cela est utile. Ne pas laisser au lecteur le soin de l’imaginer.

Chute :

C’est la conclusion de la nouvelle qui doit aussi être un point d’orgue du récit. Elle peut surprendre, émerveiller, amuser ou même poser une question. Elle doit clore agréablement la lecture.


LES THEMES 2016

Deux sujets sont revenus souvent dans les Pages de la Quinzaine de ces dernières années. L’un est le voyage vers Mars dont certains rêvent et que les Agences spatiales préparent prudemment tant il est compliqué et coûteux. Nous vous projetons en 2050 où l’homme sera peut-être sur la planète rouge.
L’autre concerne la vie dans l’Univers. On ne la connait que sur la Terre, mais les astrophysiciens estiment qu’il est probable que des exoplanètes abritent des formes intelligentes comparables à celles créées par la vie sur Terre.

Comment les imaginer ?

Thème 1

Nous sommes dans les années 2050 et les hommes ont installé une première station permanente sur Mars. En tenant compte des conditions propres à cette planète (gravité, atmosphère, température, …), relatez le séjour des astronautes et un évènement inattendu qui va  bouleverser  la vie dans la station.

Thème 2

La vie nous montre sur Terre l’infinie variété des formes qu’elle peut prendre. Votre vaisseau spatial aborde une planète assez semblable à la Terre où la vie intelligente s’est développée différemment. Racontez cette rencontre et la surprise qu’elle vous réserve.

 

PARTICIPER AU CONCOURS

Toutes les informations sont sur ce site Internet et nous ne donnerons ici que peu de détails sur son organisation. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à mi-juillet et c’est à l’automne que les textes de nouvelles sont attendus. Comme les autres années, un Jury analysera les nouvelles et établira un classement pour choisir celles qui seront publiées sur le site, une dizaine, et pour désigner les lauréats. Les prix et distinctions sont des bons d’achat allant  de 20€ à 200€.
Pour les auteurs qui découvrent notre Nouvelle de l’Espace, ils pourront lire celles qui ont été primées en 2012 et 2014 sur ce site .
Tous les auteurs inscrits recevront le Mensuel du Concours où ils trouveront des informations utiles pour préparer leur nouvelle et portant notamment sur Mars ou sur la recherche de la vie dans l’Univers

 

DETOUR PAR SIRIUS

Beaucoup d’écrivains ou de philosophes ont placé leurs œuvres dans l’espace, mais le plus souvent par pure imagination de lieux lointains et insolites. C’est avec Jules Verne que les récits se sont approchés de la réalité, pour devenir plus réalistes depuis la conquête spatiale.
Pour ceux qui n’ont pas le temps d’écrire une nouvelle, restons dans l’espace avec un petit jeu auquel nous invitent Voltaire et Micromégas, un de ses amis venu d’une planète lointaine.

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Rencontre avec Micromégas

Dans ce conte philosophique, Micromégas, un habitant d’une planète proche de Sirius arrive sur Terre.

Voilà comment l’annonce Voltaire :

Dans une de ces planètes qui tournent autour de l’étoile nommée Sirius, il y avait un jeune homme de beaucoup d’esprit, que j’ai eu l’honneur de connaitre dans le dernier voyage qu’il fit sur notre petite fourmilière ; il s’appelait Micromégas, nom qui convient fort à tous les grands. Il avait huit lieues de haut : j’entends, par huit lieues, vingt-quatre mille pasgéométriques de cinq pieds chacun.
Quelques algébristes, gens toujours utiles au public, prendront sur-le-champ la plume, et trouveront que, puisque monsieur Micromégas, habitant du pays de Sirius, a de la tête aux pieds vingt-quatre mille pas, qui font cent vingt mille pieds de roi, et que nous autres, citoyens de la terre, nous n’avons guère que cinq pieds, et que notre globe a neuf mille lieues de tour, ils trouveront ,dis-je, qu’il faut absolument que le globe qui l’a produit ait au juste vingt-un millions six cent mille fois plus de circonférence que notre petite terre. Rien n’est plus simple et plus ordinaire dans la nature.

Vive le système métrique    

Comme Voltaire nous y invite, prenons notre plume d’algébristes pour calculer dans notre système métrique les dimensions de Micromégas et de sa planète. Quelques informations et conseils pour ce calcul.

Mesures de l’époque

Elles varient selon les régions mais nous retiendrons les Mesures du Chatelet de Paris qui sont les plus officielles. 

Lieue = 3000 Pas géométriques         Pas géo = 5 Pieds-de–roi         (Pied-de-roi= 0,325 mètre)

Et pour mémoire :

Toise = 6 Pied-de-roi    Pied-de-roi = 12 Pouces         Pouce = 12 lignes etc…

 

Que donnent les calculs ?

Rien de compliqué pour ceux qui les ont faits. L’homme moyen, du haut de ses cinq pieds (1.62 m) fait face à Micromégas (39 km). Quant à sa planète, nous aurions 2 remarques à faire à M. de Voltaire.
D’abord, comme la Terre a 9000 lieues de tour, il faut comprendre que la planète de Micromégas  a de son côté 21.600.000  lieues de tour.
L’autre remarque est plus importante pour nous autres algébristes modernes. La lieue de Voltaire vaut 15.000 pieds-de-roi, ce qui donne pour la circonférence terrestre 43.875 km. Un peu trop !!
Or, à la même époque, une autre lieue assez courante était la lieue des communes valant 2284 toises et non pas 2500. Avec cette valeur, nous aurions une circonférence terrestre de 40084 km. A peu près ce qu’a calculé l’abbé Picard en 1669 par triangulation entre Paris et Amiens (40.072 km).
En faisant l’exercice jusqu’au bout, on peut vérifier l’extrême complexité des calculs avec des systèmes d’unités non décimaux et loin d’être normalisés avant l’adoption du système métrique.

                   

CONCLUSION

Le concours 2016 est lancé. Les précédents nous ont offert des nouvelles variées, originales et parfois surprenantes.
Nous attendons des œuvres de qualité qui rivaliseront avec celles qui les ont précédées et qui donneront à tous l’envie de s’informer et de rêver sur l’espace.

Nous comptons sur vous pour faire connaitre ce concours !

 

 

 

Textes : Jack Muller - Illustrations: Internet

crédits image: http://hubblesite.org/gallery http://www.esa.int/