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CONSTELLATIONS

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La course du soleil

Depuis près de 10.000 ans, les hommes regardent avec admiration et crainte le magnifique spectacle de planétarium que leur offre la voute céleste. Ils ont vite compris que le soleil était essentiel pour leur vie et que sa course rythmait les étapes de son déroulement. Il fut et reste leur première horloge. Les premières civilisations ont organisé leurs chasses, leurs cultures et leurs transhumances sur son parcours annuel. C’est ainsi que datant de la même époque (4 à 3.000 ans BC), on trouve en des lieux très éloignés les vestiges de premiers observatoires solaires.

 

Où est l’Etoile polaire ?

Le Nord défini par l’axe de rotation de la Terre et la position du soleil aux solstices sont généralement les points recherchés par les premiers observatoires. Il faut se souvenir que l’attraction du Soleil et de la Lune modifie lentement la position de l’axe de rotation qui décrit un cône en 25800 ans. Il faut évidemment en tenir compte quand on essaie de retrouver les fonctions de ces cercles et alignements de pierres. Pour l’anecdote, rappelons que la précession des équinoxes décale doucement la position astronomique des constellations du zodiaque définies il y a quelques milliers d’années et que si vous êtes Balance, le soleil était dans la constellation de la Vierge le jour de votre naissance.

 

Sous la coupole

Si le ciel étoilé est devenu rapidement un paysage familier pour nos ancêtres qui sans pollution lumineuse le contemplaient beaucoup mieux que nous, son apport pratique se limita à une aide sommaire à la navigation. Mais, il fut pour l’homme une source de questions et d’interprétations liées aux évolutions terrestres et au destin des royaumes et des individus. Cet appel aux astres pour prédire notre destin est encore très en vogue aujourd’hui. Les hommes vont s’approprier rapidement les détails de cette coupole fascinante et la peupler d’un bestiaire imaginaire et de quelques héros. Ce sont les constellations qui assemblent des étoiles voisines dans notre perception en deux dimensions et servent de repères à l’Astronomie. C’est en 1930 que l’Union Astronomique Internationale a défini 88 constellations pour créer des références communes à tous les observateurs. Si la forme désigne certaines : Triangle, Couronne, Croix, Flèche,…, ce sont le plus souvent les animaux qui baptisent les constellations :Girafe, Lézard, Mouche, Lynx, Toucan,…pour en citer de peu connues.

 

Quand le ciel s’anime…

Ce qui intrigua les premiers observateurs, c’est que dans un ciel immuable, gage de stabilité, certains objets se déplaçaient : les astres errants, planètes du système solaire, très vite distingués des étoiles. Dès l’Antiquité, cinq sont connus et baptisés du nom des dieux du Panthéon romain : Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et Mercure. Leurs déplacements assez prévisibles ont très vite alimenté la prédiction et l’astrologie, mais ils ont aussi inspiré les premières observations scientifiques et les mathématiques. Plus inquiétantes ont été les apparitions des comètes, rayant le bel ordonnancement du firmament et laissant le plus souvent présager des catastrophes. Il faut attendre Galilée en 1609 et le télescope pour donner un peu de profondeur au cosmos et pour rendre les planètes plus familières dans un système solaire où la Terre n’a finalement qu’une place modeste. Et dès 1705, même les comètes trouvent leur place dans le système avec les travaux de E. Halley.

 

L’Univers profond

Pendant 350 ans, la connaissance va s’approfondir et les découvertes vont s’enchainer sans toutefois beaucoup déborder les limites du système solaire. On ajoute les planètes Uranus (W. Herschel- 1781)et Neptune (calcul Le Verrier 1846) et finalement Pluton (1930), devenue depuis planète-naine. Les satellites des planètes et leurs anneaux sont de mieux en mieux connus. L’astronomie par les télescopes terrestres fait des merveilles et notre banlieue commence à être bien explorée.

La révolution viendra dans les années 1980 avec les moyens spatiaux. En 30 ans, l’homme s’évade du système solaire et pénètre dans l’Univers profond et constate cette fois-ci que c’est le système solaire qui n’est qu’une poussière dans le cosmos.

L’Homme est remis à sa place, mais cela ne l’empêche pas d’admirer les étoiles !

 

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Textes : Jack Muller

crédits image: http://hubblesite.org/gallery http://www.esa.int/