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La balise ARGOS

La Société CLS fête ses 25 ans

 

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La société Collecte Localisation Satellite, plus connue sous le nom de CLS, fête ses 25 ans. Cette PME créée en 1986 par le Centre National d'Études Spatiales (Cnes) et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), est devenue en un quart de siècle un groupe spatial international. CLS a débuté avec deux implantations, Toulouse et Washington. Aujourd'hui, CLS représente un réseau de quinze bureaux et filiales répartis dans le monde, la mise en œuvre de 3 familles de systèmes satellitaires Argos/iridium, Océanographie spatiale et Radar, soit près de 80 instruments embarqués à bord de 40 satellites. .

 

antennes

 

Le principe de fonctionnement

La première mission de CLS a été de mettre en œuvre et d’exploiter le système de localisation de balises Argos, programme en coopération avec l’agence américaine NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Une balise Argos envoie toutes les minutes environ un signal codé dans la bande de fréquences 400Mhz . Quand il passe en visibilité, un satellite américain NOAA enregistre ces signaux et les renvoient vers une station et un centre de calcul. On détermine la position de la balise par mesure Doppler et on l’envoie à l’utilisateur avec les informations jointes. Argos a acquis une notoriété internationale en équipant les voiliers des courses transatlantiques. Il a permis de rendre les courses vivantes et médiatiques, mais s’est révélé surtout la première balise de secours efficace tout en fournissant nombre de mesures météorologiques !.

 

Antennes

 

Qui utilise les balises Argos ?

Argos utilise une fréquence dédiée à la climatologie et l’environnement. C’est dans ce domaine qu’au début du programme se sont recrutés les principaux utilisateurs et notamment en océanographie. Campagnes de bouées dérivantes dans plusieurs océans, parcours des icebergs en antarctique,… Mais de nombreuses améliorations ont rapidement été apportées au système, permettant de l’ouvrir à de ’autres domaines comme la biologie. D’abord, les balises grâce aux progrès de l’électronique sont passées de 2 kilos à quelques dizaines de grammes. De plus, des programmes améliorant la localisation dans les conditions les plus difficiles n’ont cessé d’être développés. Et l’exploitation même du système a été simplifiée pour l’utilisateur par l’implantation de petites stations de réception directe des données collectées par le satellite dans la région autour des balises. Ainsi, de par le monde, Argos permet de mieux connaître la faune sauvage en suivant tout type d’animaux sur terre, dans les mers et dans les airs. Lynx, manchots, cigognes, phoques, balbuzards, tortues luths, etc…Plus de 20.000 balises Argos sont en service.

 

Satellites

 

Un peu d’histoire

En 1971, le programme franco-américain Eole et ses 500 ballons montrent la faisabilité de la localisation et collecte de données par satellite avec des petites balises. Après l’expérience ballons, le programme post-Eole valide la méthode sur toutes sortes de mobiles : navires (France, Pen Duick,..), bouées dérivantes, , voitures équipées, icebergs, etc…En 1973, le CNES, la NASA, la NOAA et plusieurs laboratoires envisagent et négocient un programme opérationnel embarquant un équipement sur le satellite Tiros N. Les balises seront terrestres ou maritimes, donc sans problème de sécurité aérienne, ce qui permettra de choisir pour la balise Argos un mode de localisation plus simple et moins cher que celui de la balise Eole. Quelques années pour étudier, fabriquer et installer les équipements sur des satellites de la Noaa tout en développant des balises, et le CNES a lancé le programme officiel en 1979. Depuis, les améliorations suivent les progrès de l’électronique et de l’informatique et le programme Argos 4 encore plus performant est en préparation.
Une belle réussite spatiale française qui a toujours beaucoup d’avenir et qui mérite qu’on la fasse connaître et reconnaître.

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Textes : Jack Muller

crédits image: http://hubblesite.org/gallery http://www.esa.int/